Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles

Connaissez-vous l’intrépide Alice ? Celle qui combat courageusement le Jabberwocky sur un champ de bataille façon jeu d’échec, accompagnée de ses amis tous plus fous les uns que les autres, où la vilaine Reine de Cœur est mise en échec et mat par ses propres cartes ? Eh bien ce remake made by Disney est assez éloigné du texte original de Lewis Carroll.

En effet, bien loin d’une Alice mature et hardie, l’histoire nous relate l’étrange, combien même ce terme est insignifiant face à ce monde invraisemblable, voyage de l’insouciante et bien trop curieuse Alice. Même si elle accepte et adhère à cette réalité perturbante, on ne peut s’empêcher de remarquer un comportement hautain et irrespectueux de sa part envers les individus peuplant ce monde, et cela s’explique sans doute par sa classe sociale, dont on reconnait une certaine bourgeoisie. Par delà les personnages saugrenus, on retrouve un univers qui se repose sur l’incohérence et l’absurde, où des situations absolument incroyables deviennent de simples routines. En réponse à une question plutôt simple, lors d’une situation, certes désagréable, mais facilement gérable, telle que « Comment changer ces roses blanches en roses rouges ? », normalement on devrait répondre que la mise en terre d’un nouveau rosier rouge serait convenue. Or, l’auteur nous expose une réponse simpliste à ce problème : les repeindre en rouge !

Également, on observe que des évènements qui nous paraissent banals et inintéressants, comme prendre le thé en petit commi’Thé’, deviennent alors le théâtre de scènes aberrantes saupoudrées d’une logique impossible. Cependant, ce mélange d’absurde ne rend pas le récit plus agréable et intéressant. On se retrouve vite dépassé et ennuyé par la lecture sans queue ni tête, et il est malheureux de dire que seul le personnage du Chat du Cheshire apporte un réel attrait. Toutefois, ce livre apporte une excellente base pour des adaptations cinématographiques, ce que Disney, pour ne citer que le plus connu, a déjà fait par trois fois. Par ailleurs, il est notable de dire que l’adaptation animée de 1951 est celle qui se rapproche le plus de la vision apportée par le livre.

Je vais conclure par la fin, et non pas par le début, qu’en effet on peut se sentir déçu que cet univers si vaste et unique ne soit en réalité qu’un rêve de la jeune Alice, et que par conséquent, toutes ces péripéties ne sont hélas pas plus vraies que « quatre fois cinq font douze » ou que « quatre fois six font treize », du moins, est-ce la réalité ? Est-ce la vraie réalité ?

Note : 5.5 sur 10.

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