La Plume ternaire

Une

Gourmandise
De vers en impair
D’une paire, ajout d’un son
Le compte demeurera sans pair,
Alors que s’abat la main
Sans perdre de temps
Fond la Plume
Seule

Deux

Âmes froides
Seule est la syllabe
Plurielle elle est nommée
Unique dans son linceul de vide
Séparée de ses impairs
Espacée des autres
Par la Plume
Seule

Trois

Trinité
Compagnon d’impair
Invité à s’éloigner
Imposé par l’espace de vide
Isolé aussi des autres
Par la volonté
De la Plume
Seule

Cinq

Oublié
Le nombre d’avant
Pourfendeur de ces impairs
Vous languissez-vous de lui, le Quatre ?
Pourtant la Plume l’affirme :
Il n’existe plus
Par moi-même
Seule

Cent

Imposé
La Plume domine
Le choix n’est plus linéaire
Son contrôle est à présent total
Les suites n’existent plus
Individualité
Des nombres se brisent
L’ordre est bousculé
La Plume a le droit
Car en un revers
Le vers disparaît
Le sens disparaît
Les vers impairs restent
La Plume n’aime les paires

*
Mais les vers brûlent
Le Quatre veut combattre
Imposer ses sonorités
*

La Plume n’en démord pas
Et l’on voit déjà venir
L’issue du combat

Quatre

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