Les chasses-piafs

Dans une ville loin d’ici
Les oiseaux de toutes espèces,
S’échappent vers les toits ardoisés gris.
L’odeur boisée est épaisse
Comme la caresse d’une main
Coupée. En bas desdits oiseaux,
Les humains jouent au quotidien.
De ma tour, je les aperçois,
Courant et naviguant sans peine
Sur les toits. Je connais leur haine,
Elle est sur le bout de mes doigts.
Ainsi, leurs mouvements dessinent
Une eau découlant l’anarchie,
La troublante paralysie.
D’un coup de rein sans retenu,
Ils glissent des tuiles dans
Une frénésie soutenue.
Les idées fondent par l’avant,
Ils chutent sans réserve
Dans la foule qui les attend.
Mes pauvres oiseaux, vous
Qui étiez si grands et beaux,
Plus encore dans le reflet de l’eau,
Vous êtes devenus un tas de poussière

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